Que la nuit te soit belle - Pages 1 à 7 - Complète
Les Chroniques d'Akasha - Pages 7 à 9 - Série d'OS
La légende de l'Elfe Midian par Aby - Page 9 à 11 - Complète
Au-delà des miroirs avec Istalas - Pages 11 à 16 - Complète
Ames - Pages 16 à 17 - Complète
Eternité - Page 17 - Complète
La voie du coeur - Page 17 - Complète
Pandore - Page 17 - Complète
Halloween - Page 18 - Complète
Océano - Page 18 à 19 - Complète
De nos rêves naissent et meurent des mondes fantastiques.
La vie, l'amour, la mort se côtoient dans un semblant de réalité,
Dont seule notre imagination en fixe les limites.
Vivre pour rêver, rêver pour vivre.....
Bonsoir, ami lecteur !
Bienvenue dans mon monde, le monde de la nuit.
Je suis la dernière d'une longue lignée, existant depuis l'aube de l'humanité, une lignée qui s'est développée dans l'ombre, se dissimulant pour survivre.
Certains d'entre-vous ont souvent soupçonné notre existence, mais nous nous sommes arrangés pour faire croire à un mythe, et souvent par delà le mythe se cache une réalité des plus sordides.
Mes congénères au fil des millénaires se sont détruits à force de combats, de complots....mais c'est une autre histoire ......
Affamée et épuisée, j'errais dans une sombre ruelle. Pour mon malheur, au moins une fois par semaine, je dois me nourrir, je le fais le plus discrètement possible, en faisant le moins de mal que je peux : je laisse toujours ma proie vivante en lui enlevant simplement le souvenir de ce qui s'est passé.
Les échos d'un chant parvinrent à mes oreilles, me faisant oublier pour un temps ma faim. Je me dirigeais donc vers la source de cette musique qui me fascinait, il était rare que je sois fascinée par quoi que ce soit. Depuis le temps que je vivais, j'en avais vu et entendu, plus rien ne m'étonnait.
Mais cette musique, ce chant parlaient à mon âme, enfin quand je dis mon âme, c'est une façon de parler.
Je m'adossai donc au mur du bâtiment, fermant les yeux et me laissant envahir par la musique, me surprenant même à chantonner. Je me rendis soudain compte que la musique avait cessé et je m'apprêtai à partir quand soudain, une porte s'ouvrit sur un jeune homme vociférant, qui semblait très fâché au vu des imprécations qu'il hurlait dans une langue à laquelle je ne compris rien ou presque. J'en vins à regretter de n'avoir pas plus étudié les langues depuis le temps, mais j'avais d'autres centres d'intérêt.
La porte claqua, le jeune homme se retourna si vite, que je n'eus pas le temps de me dissimuler et pourtant je suis rapide.
Nous nous retrouvâmes face à face. Cela faisait bien longtemps qu'aucun d'eux n'avait eu le loisir de m'observer.
Il était grand, noiraud, avec de drôles de mèches blondes, une coiffure en pétard, je ne vois pas comment la décrire autrement, maquillé, manucuré....Je n'aurais pas entendu sa voix, masculine au demeurant, je l'aurais pris pour une fille, mignonne en tout cas.
De son côté il vit de moi une jeune femme de taille moyenne, tout de noir vêtue, à la peau aussi pâle que la lune, aux yeux verts comme des émeraudes, aux longs cheveux roux cascadant jusqu'à la taille.
Nous nous observâmes aussi fascinés l'un que l'autre. Il finit par faire un pas dans ma direction. Je ne voulais pas lui faire de mal, aussi je choisis de disparaître .......
