Que la nuit te soit belle

Que la nuit te soit belle
SOMMAIRE

Que la nuit te soit belle - Pages 1 à 7 - Complète

Ames - Page 7 - Complète

Eternité - Page 8 - Complète

La
légende de l'Elfe Midian par Aby - Page 8 à 10 - Compte

L
a voie du coeur - Page 12 - Complète

Les Chroniques d'Akasha - Dès la page 10 - rie d'OS

Au-
delà des miroirs avec Istalas - Pages 12 à 17 - Complète

Pandore - Page 17 - Compte

H
alloween - Page 18 - Complète

O
ano - Page 18 à 19 - Complète



Si vous aimez ! Merci de voter pour mon blog ! http://tokio-hotel-fans.com/sites/midianfictions



De nos rêves naissent et meurent des mondes fantastiques.
La vie, l'a
mour, la mort se côtoient dans un semblant de réalité,
Dont seule notr
e imagination en fixe les limites.
Vivre pour rêver, rêver pour vivre.
....




Que la nuit te soit belle




Chapitre 1



Bonsoir, ami lecteur !

Bienvenue dans mon monde, le monde de la nuit
.

Je suis la der
nière d'une longue lignée, existant depuis l'aube de l'humanité, une lignée qui s'est développée dans l'ombre, se dissimulant pour survivre.

Certains d'entre-vous ont souvent soupçonné notre
existence, mais nous nous sommes arrangés pour faire croire à un mythe, et souvent par delà le mythe se cache une réalité des plus sordides.

Mes congénères au fil des milléna
ires se sont détruits à force de combats, de complots....mais c'est une autre histoire ......

Affamée et
épuisée, j'errais dans une sombre ruelle. Pour mon malheur, au moins une fois par semaine, je dois me nourrir, je le fais le plus discrètement possible, en faisant le moins de mal que je peux : je laisse toujours ma proie vivante en lui enlevant simplement le souvenir de ce qui s'est passé.

Les échos d'un chant parvinrent à mes oreilles, me fais
ant oublier pour un temps ma faim. Je me dirigeais donc vers la source de cette musique qui me fascinait, il était rare que je sois fascinée par quoi que ce soit. Depuis le temps que je vivais, j'en avais vu et entendu, plus rien ne m'étonnait.

Mais cette musique, ce chant parl
aient à mon âme, enfin quand je dis mon âme, c'est une façon de parler.

Je m'ados
sai donc au mur du bâtiment, fermant les yeux et me laissant envahir par la musique, me surprenant même à chantonner. Je me rendis soudain compte que la musique avait cessé et je m'apprêtai à partir quand soudain, une porte s'ouvrit sur un jeune homme vociférant, qui semblait très fâché au vu des imprécations qu'il hurlait dans une langue à laquelle je ne compris rien ou presque. J'en vins à regretter de n'avoir pas plus étudié les langues depuis le temps, mais j'avais d'autres centres d'intérêt.

La porte claqua, le jeune homme se retourna si vite, que je n'eus pa
s le temps de me dissimuler et pourtant je suis rapide.

Nous nous retrouvâmes fa
ce à face. Cela faisait bien longtemps qu'aucun d'eux n'avait eu le loisir de m'observer.

Il était grand, noiraud, avec de drôles de mèches blondes, une coiffure
en pétard, je ne vois pas comment la décrire autrement, maquillé, manucuré....Je n'aurais pas entendu sa voix, masculine au demeurant, je l'aurais pris pour une fille, mignonne en tout cas.

De son côté
il vit de moi une jeune femme de taille moyenne, tout de noir vêtue, à la peau aussi pâle que la lune, aux yeux verts comme des émeraudes, aux longs cheveux roux cascadant jusqu'à la taille.

Nous nous o
bservâmes aussi fascinés l'un que l'autre. Il finit par faire un pas dans ma direction. Je ne voulais pas lui faire de mal, aussi je choisis de disparaître .......
# Posté le dimanche 04 novembre 2007 21:47
Modifié le lundi 25 mai 2009 22:23

Que la nuit te soit belle

Chapitre 2



Quelle étrange femme, pensa Bill, encore sous le charme de cette brève
rencontre !

Il retourna dans le bâtiment manquant de peu d'
assommer, dans son élan, son frère jumeau Tom.

- Tu ne peux pas regarder ou tu vas ? lui dit ce dernie
r.

- Je suis désolé !

- Tu t'es enfin c
almé ?

- Oui, ma foi j'ai mon caractère
!

- Ça, on le sait, lui firent trois voix rigolardes.

Georg et Gustav se joignir
ent à Tom pour chicaner un Bill, qui l'avait quand même bien cherché, car il est susceptible, Bill.

Comme il chante dans le groupe formé par les quatre compères, qu
e de plus il a une voix d'ange et qu'il a le don d'attirer l'admiration de la foule, il en profite un peu pour se faire mousser et les autres ne se gênent pas pour lui lancer des vannes.

Il est tard, le concert a été épuisant. Après un bref repa
s, que l'un des gardes est allé chercher au Mac Do du coin, ils rejoignent leur bus aménagé pour y dormir, durant le trajet nocturne pour la prochaine ville, où aura lieu leur concert du lendemain.

Chacun prend une douche rapide et rejoint une co
nfortable couchette. Tom, quittant son éternelle casquette, attache ses longues dreads qui lui glissent sur le visage. Georg s'attache consciencieusement les cheveux dans l'espoir qu'au lendemain ils seront bien lissés, au lieu de frisotter affreusement, mais...faut pas rêver.....

Gustav, lui, est à cent lieues de ce genre de
soucis, avantage des cheveux courts ! Sa préoccupation est plutôt de ne pas laisser tomber une de ses baguettes en plein concert ! Sa hantise : devoir jouer de la batterie avec une seule baguette.

Quelques heures plus tard, alors que le bus roul
e dans la nuit, que les garçons dorment, bercés par le trajet nocturne, ils se font soudain réveiller par un bruit de chute, suivi d'un grand cri....

- Akasha, Akasha, murmure Bi
ll à demi assommé, le regard halluciné.

Tom le secoue et finit par lui coller une bonne gifle p
our lui remettre les idées en place.

- Ça va mieux, tu m'as fait peur, tu devrais peut-être met
tre moins de vodka dans ton jus de pomme !

- Je te jure que je n'ai rien bu ce soir, j'ai fait
une sorte de rêve ! Tu sais, j'ai vu une étrange jeune femme quand je suis sorti du bâtiment, et depuis je n'arrête pas de penser à elle !

- T'est amoureux ou quoi ? t'es un rapide !

- Mais,
espèce d'idiot, je l'ai vue 5 minutes à peine, mais cette nuit, c'était comme si elle était à mes côtés, elle me touchait, sa peau était si douce, mais si froide !

Quand je lui ai demandé s
on nom, elle m'a murmuré : « Akasha »

- Tu es amoureux d'un rêve ! Décidément, mon pauvre frang
in, tu ne finiras jamais de m'étonner !

Georg, le plus avisé des quatre, privilège de l'âge, (i
l a 20ans, deux ans de plus que les jumeaux Kaulitz et 1 ans de plus que Gustav), propose de regarder sur internet, si on trouvait quelque chose à propos de ce drôle de nom.

Aussitôt dit auss
itôt fait, Google Akasha : Akasha... La Légende... La Reine des Damnés. Avant d'être ce qu'elle est devenue, elle eut une vie humaine, comme tout vampire. Mais il y a si longtemps. Presque 6000 ans que... La Chronique des Vampires, Anne Rice

- Tu devrais moins lire de livres de vampire
s si c'est pour faire des cauchemars, dit Georg en se marrant.

- Est-ce que tu m'as déjà vu lir
e ?

- Euh non ! pas vraiment !

- Et bien ! pour ta gouverne, je ne lis pas, cela m'ennuie !

-
Il faut que l'on retourne dormir autrement demain, on sera trop crevé pour assurer sur scène...
# Posté le dimanche 04 novembre 2007 21:57
Modifié le jeudi 29 mai 2008 03:08

Que la nuit te soit belle

Chapitre 3



Je retournais à mon errance, perdue dans mes
pensées, d'étranges et inhabituelles pensées, je songeais à cette rencontre, j'en vins même à me demander.......

Non ce ne serait pas raison
nable, mes nombreuses années d'existence m'ont appris que même si certains humains sont prêts à recevoir le Don, cela finit la plupart du temps en catastrophe et nous avons dû en éliminer plus d'un, qui menaçaient le secret de notre existence, car nous savons que le secret de la survie, c'est l'ignorance de l'humanité quant à la véracité de l'existence de notre espèce.

Certains des nôtres, se c
royant plus intelligents, ont bafoué les règles, ils l'ont chèrement payé. Je suis la dernière, il faut pourtant que je perpétue la lignée.

Un
grand fracas me ramena dans le monde réel, je vis un homme à demi assommé contre une poubelle, tandis qu'un autre se frottait les mains d'allégresse : il avait vaincu son adversaire.

Me voyant il me fit un grand sourire, je l
ui souris et d'un coup, l'empoignai d'une seule main, le soulevai du sol, le plaquai contre le mur le plus proche et plantant mes crocs dans sa jugulaire, je me nourris, pas trop, juste ce que je pouvais sans le tuer. Je passai ensuite ma main sur son cou, cicatrisant instantanément sa peau et ne laissant aucune marque visible, puis je pénétrai le flot de ses pensées afin d'effacer tout souvenir de notre rencontre. Son adversaire subit le même sort. Bien nourrie, je retrouvai toute ma puissance.

Je pris mon envol et me r
endis à mon semblant de domicile : je vis dans des hôtels, des chambres d'hôtes, des châteaux, toujours en voyage. Les richesses accumulées par les nôtres me le permettent aisément, de plus cela évite que l'on remarque trop le fait que je ne vieillisse pas.

J'ai résolu depuis longtemps le problèm
e du soleil, j'explique que je suis un enfant de la lune, que je suis atteinte de Xeroderma Pigmentosum (photo dermatose d'origine génétique rare, le soleil provoque des cancers de la peau et d'autres troubles graves) du coup on me plaint, on met de grandes tentures aux fenêtres et on me laisse tranquille.

La science ayant fait
bien des progrès depuis l'aube de mon existence, elle m'est d'un grand secours, écran total, lentilles solaires, vêtements avec protection UV, je peux me promener de jour parmi vous sans que vous ne le soupçonniez, peut-être suis-je en train de vous suivre .........
# Posté le dimanche 04 novembre 2007 22:02
Modifié le jeudi 29 mai 2008 03:07

Que la nuit te soit belle

Chapitre 4



Après avoir roulé toute la nuit, le grand bus gris arg
ent des Tokio Hotel arrive à destination et se parque au sous-sol de la salle de concert.

La porte du bus s'ouvre sur un grand gaillar
d baraqué, cheveux grisonnants, lunettes, gaillard qui lance un tonitruant :

- Debout les garçons, nous sommes arrivés !

- Pitié Saki,
encore un moment, mon idiot de frère, nous a réveillés au milieu de la nuit, on est crevé !

- L'heure, c'est l'heure, petit déjeuner
dans les loges, répétition, vous pourrez toujours faire une sieste durant l'après-midi !

- Ouais, ouais , on se lève,
marmonnent les quatre garçons encore ensommeillés.

Gustav file à la salle de bain e
n premier, suivi de Georg, Tom et enfin Bill. Celui-ci dispose toujours de la salle de bain en dernier, car entre le maquillage et la séance de coiffure, il en a bien pour une heure et à chaque fois, cela finissait en tambourinage de porte ! Finalement, il fut décidé qu'il serait le dernier.

Un solide petit déjeuner avalé, la répétitio
n se déroule sans problèmes. L'acoustique de la salle est excellente, le staff, bien rodé, a déjà tout préparé, le son ne sature pas. Tom ronchonne que l'on entend trop la basse de Georg, ce dernier rétorque que c'est sa guitare qui couvre tout, Gustav a encore égaré sa baguette fétiche, bref une répétition normale quand on connaît cette fine équipe.

Pour le déjeuner : spaghetti bolognaise, salade et
coca, l'un de leurs repas favoris.

Au vu des événements nocturnes, Bill s'asso
upit sans même s'en rendre compte sur le canapé de la loge, cependant son sommeil est très agité, il voit et revoit toujours l'étrange jeune femme, celle qui se fait appeler Akasha, et qui lui murmure à l'oreille :

- Viens avec moi et t
u auras l'éternité !

- Je ne comprends
pas !

- Tout te sera révélé au moment
du Don !

- Pourquoi moi ?

- La dynastie est mourante, je suis la dernière, j'
ai besoin de toi, ta musique m'a touchée.....

Il vit des larmes couler sur so
n beau visage, des larmes de glace. Quand il en toucha une, elle devint dans sa main un magnifique diamant de la plus pure eau. Il se sentit triste, si triste partageant cette peine immense. Il sentit les larmes couler le long de ses joues, quand subitement une secousse le réveilla, son frère, l'air très l'inquiet, avait la main sur son épaule et le secouait sans ménagement.

- Bill, Bill tu
te sens bien ? je t'ai entendu pleurer dans ton sommeil.

- Oui, Tom ça va !

- Parle-moi, je suis inquiet, je suis ton frère, ton jumeau, quand tu es malheureux, je suis malheureux ! Et il serra son frère dans ses bras pour le réconforter.

- C'est cette femme, celle de cette nuit, je l'ai revue, elle est telleme
nt triste, si seule !

- Mais c'est un rêve, elle n'existe pas !

- Si, elle e
xiste ! Et il montra à son frère le diamant qu'il tenait dans son poing fermé.
# Posté le dimanche 04 novembre 2007 22:15
Modifié le jeudi 29 mai 2008 03:07

Que la nuit te soit belle

Chapitre 5



Cher ami lecteur

Arrêtons-nous un instant, afin que je vous apport
e quelques précisions indispensables à la suite de notre récit.

Je ne suis pas
un vampire, oui vous avez bien lu, je n'en suis pas un, du moins au sens où ce terme est couramment employé.

Revenons
quelques 200 000 ans dans le temps, à l'aube de l'humanité. D'un côté l'Homo neanderthalensis et l'Homo sapiens, dont descend l'homme actuel et de l'autre l'Homo megadermatidae, une race apparue suite à une étrange mutation génétique touchant des chauves–souris, contaminées par des météorites.

Au fil du temps cette race se développa, prenant certaines c
aractéristiques propres aux humains et en gardant certaines autres propres aux chiroptères.

Déjà à cette époque, nous fûmes traqués par les Homo sapiens, qui,
se croyant au dessus de toutes les autres races, voulurent faire de nous leurs esclaves. Cela finit par un bain de sang et seule une petite partie d'entre nous survécût. Nous décidâmes de vivre cachés, en créant notre société parallèlement à celle des humains et grand bien nous en a pris.

Nous laissâmes croire à l
'extinction de notre race. De temps en temps certains des nôtres se faisant repérer, nous créâmes le mythe des vampires, un vampire est un être damné qui ne peut se reproduire, donc quand ils tuaient l'un d'entre nous, ils se croyaient à l'abri et ne songeaient pas à nous traquer.

Pour les fans de Dracula, je vais r
emettre les pendules à l'heure! Je me vois dans les miroirs, un pieu ne peut pas me tuer, je ne dors pas dans un cercueil rempli de la terre qui m'a vu naître, je dors dans un lit, de préférence à baldaquin, je suis sensible au soleil, il me brûle la peau, me fait mal aux yeux, mais ne va pas me tuer pour autant. Je ne crains, ni l'ail, ni les croix, ni les églises, quant à cette histoire d'âme damnée, j'en rigole, je ne crois pas au concept de l'âme, vu que je ne crois pas en Dieu, c'est aussi simple que cela.

Je m'appelle bien Akasha, mais je ne suis pas l'héroïne de la romancière Anne Rice, d'aille
urs, elle aurait pu trouver un autre nom que le mien pour sa Reine des Damnés, ...franchement.

Si je bois du sang, c'est tout simplement parce que mon métabolisme, génétiquement très d
ifférent du vôtre, ne digère que le sang et aucune autre enzyme et que celui des humains est celui qui me convient le mieux et me donne le plus force. Cette différence de métabolisme fait que nous ne vieillissons pas ou si lentement que c'est imperceptible.

Mes oreilles sont
plutôt pointues et bien plus sensibles que les vôtres. Il faut bien que j'ai l'ouïe fine pour mieux vous entendre, ma force et ma rapidité sont environ cinq fois supérieures à celles d'un humain, surtout quand je viens de manger, car plus je suis affamée, plus je suis faible.

Au summum de ma force, je peux même voler, mais avec vos saloperies de radars, je le fais de moins en moins, le progrès n'a pas que des bons côtés.

Avec un simple contact physique, je
peux guérir la plupart des blessures, que ce soit sur un animal, un humain ou l'un des nôtres. Il faut qu'il reste cependant un souffle de vie, je ne puis ramener un mort.

Lire dans le
s pensées, les altérer, voire même entrer dans les rêves de quiconque, cela fait partie intrinsèque des talents de notre espèce.

Il est temps de reprendre le fil de notre histoire.....
.
# Posté le dimanche 04 novembre 2007 22:20
Modifié le jeudi 29 mai 2008 03:07