Chapitre 5
Cher ami lecteur
Arrêtons-nous un instant, afin que je vous apporte quelques précisions indispensables à la suite de notre récit.
Je ne suis pas un vampire, oui vous avez bien lu, je n'en suis pas un, du moins au sens où ce terme est couramment employé.
Revenons quelques 200 000 ans dans le temps, à l'aube de l'humanité. D'un côté l'Homo neanderthalensis et l'Homo sapiens, dont descend l'homme actuel et de l'autre l'Homo megadermatidae, une race apparue suite à une étrange mutation génétique touchant des chauves–souris, contaminées par des météorites.
Au fil du temps cette race se développa, prenant certaines caractéristiques propres aux humains et en gardant certaines autres propres aux chiroptères.
Déjà à cette époque, nous fûmes traqués par les Homo sapiens, qui, se croyant au dessus de toutes les autres races, voulurent faire de nous leurs esclaves. Cela finit par un bain de sang et seule une petite partie d'entre nous survécût. Nous décidâmes de vivre cachés, en créant notre société parallèlement à celle des humains et grand bien nous en a pris.
Nous laissâmes croire à l'extinction de notre race. De temps en temps certains des nôtres se faisant repérer, nous créâmes le mythe des vampires, un vampire est un être damné qui ne peut se reproduire, donc quand ils tuaient l'un d'entre nous, ils se croyaient à l'abri et ne songeaient pas à nous traquer.
Pour les fans de Dracula, je vais remettre les pendules à l'heure! Je me vois dans les miroirs, un pieu ne peut pas me tuer, je ne dors pas dans un cercueil rempli de la terre qui m'a vu naître, je dors dans un lit, de préférence à baldaquin, je suis sensible au soleil, il me brûle la peau, me fait mal aux yeux, mais ne va pas me tuer pour autant. Je ne crains, ni l'ail, ni les croix, ni les églises, quant à cette histoire d'âme damnée, j'en rigole, je ne crois pas au concept de l'âme, vu que je ne crois pas en Dieu, c'est aussi simple que cela.
Je m'appelle bien Akasha, mais je ne suis pas l'héroïne de la romancière Anne Rice, d'ailleurs, elle aurait pu trouver un autre nom que le mien pour sa Reine des Damnés, ...franchement.
Si je bois du sang, c'est tout simplement parce que mon métabolisme, génétiquement très différent du vôtre, ne digère que le sang et aucune autre enzyme et que celui des humains est celui qui me convient le mieux et me donne le plus force. Cette différence de métabolisme fait que nous ne vieillissons pas ou si lentement que c'est imperceptible.
Mes oreilles sont plutôt pointues et bien plus sensibles que les vôtres. Il faut bien que j'ai l'ouïe fine pour mieux vous entendre, ma force et ma rapidité sont environ cinq fois supérieures à celles d'un humain, surtout quand je viens de manger, car plus je suis affamée, plus je suis faible.
Au summum de ma force, je peux même voler, mais avec vos saloperies de radars, je le fais de moins en moins, le progrès n'a pas que des bons côtés.
Avec un simple contact physique, je peux guérir la plupart des blessures, que ce soit sur un animal, un humain ou l'un des nôtres. Il faut qu'il reste cependant un souffle de vie, je ne puis ramener un mort.
Lire dans les pensées, les altérer, voire même entrer dans les rêves de quiconque, cela fait partie intrinsèque des talents de notre espèce.
Il est temps de reprendre le fil de notre histoire......